Diffusion en boucle de trois productions d’Halolalune; Crimens amoris de Caroline Lamarche, Parlons-en de Savina Segrais,  et de La résonance de nos hymnes de Loredana Bianconi.

  • ‘Crimens amoris’  (51′). Un documentaire radiophonique réalisé par Caroline Lamarche avec une création sonore de Margarida Guia. Avec : Bernard Bousmanne, Guy Goffette, Eric et Maurice Lammers, Marie-Françoise Plissart. (Photo ©Marie-France Plissart – Prison de Mons)

La figure de Verlaine à la prison de Mons est le fil rouge d’une enquête qui crée des ponts entre le passé et le présent avec l’aide d’une série de témoins-clés. Aux repères historiques (la passion Rimbaud, « l’affaire de Bruxelles », l’incarcération à Mons) et littéraires (les poèmes écrits en détention) s’ajoute une réflexion sur le temps en prison et le temps de l’écriture, parmi d’autres questions interrogeant un monde qui a bien changé depuis Verlaine.

 

  • ‘Parlons-en’ (42′) Un documentaire radiophonique réalisé par Savina Segrais 

Comment survivre à l’inceste? Comment devenir parent quand son propre modèle représente abus et mal-traitance? Cinq personnes, quatre femmes et un homme, racontent leur parcours : l’enfance et l’inceste qu’ils ont subi, le traumatisme qui a conditionné leur vie, et les mécanismes qu’ils ont tenté de mettre en place pour s’en sortir. Chacun a choisi d’avoir des enfants, et raconte ce chemin difficile. La question de la transmission devient centrale. Comment casser cette “malédiction” qui, chez tous, s’étend sur plusieurs générations? Une chose est sûre: il est primordial pour les victimes, pour les familles, et pour la société, d’en parler.

 

  • La résonance de nos hymnes -Part I (52′).  Un documentaire radiophonique réalisé par Loredana Bianconi en conversation avec Jean-François Gava, Alain Mihali, Anne Morelli, Claudio Pazienza, Jan Vroman

Des hymnes résonnent de plus en plus souvent lors de manifestations, de rassemblements de foule, lors de cérémonies. Des versions officielles. Officieuses. Xénophobes. Les croyait-on un reliquat du passé ? Des souvenirs se pointent, malicieux : Une grand-mère dont l’hymne était L’Internationale. Des parents obligés d’entonner l’hymne fasciste dans les années ’20 – ’40 en Italie. Une enfant italienne chantant à tue-tête la Brabançonne à l’école primaire, question de prouver son intégration en Belgique. Ce qu’elle préférait, elle, – ce qu’elle préfère ? – c’était l’hymne du ‘Piave’ datant de la première guerre mondiale que lui chantait son grand-père. Ça fait beaucoup d’hymnes différents pour une seule famille ! On tend l’oreille aux paroles : Patrie, frontières, sang, dieu…  On se rebiffe devant la réaction émotionnelle que des airs de marche peuvent malgré tout –  malgré nous – susciter. Et l’émotion confrontée à des interprétations plus sensibles le chant d’une exilée, la fanfare d’ex-combattants. C’est embarrassant et interpellant. Et chez les autres ? Qu’évoque ce sujet ? On a envie d’éveiller la curiosité des autres et de croiser des avis. De mener une petite enquête. Peut-être les hymnes sont-ils un prétexte pour poser des questions que l’on ne s’est jamais vraiment posées ? L’air de rien, en musique

 

© HALOLALUNE PRODUCTION, Avec l’aide du Fonds d’aide à la création radiophonique de la Fédération Wallonie Bruxelles, la SACD-Scam, Mons 2015

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